Tous les destratificateurs ne se valent pas. Selon la hauteur sous plafond, le type de chauffage, le niveau sonore acceptable et la configuration de la charpente, le bon appareil change radicalement. Voici les trois grandes familles identifiées par EDF Entreprises, et la méthode pour s'y retrouver.
1. Les ventilateurs simples (HVLS)
Aussi appelés HVLS (High Volume Low Speed) : grande envergure, rotation lente, fixés au plafond. C'est le système le moins cher et souvent le plus efficace pour les très grands volumes.
Idéal pour : entrepôts logistiques, ateliers de production, hangars d'élevage, magasins de bricolage, gymnases.
Forces : prix imbattable, faible consommation électrique, peu de bruit (rotation lente), confort estival appréciable (effet « brise »).
Limites : nécessite une hauteur sous plafond suffisante (≥ 6 m) pour que les pales ne créent pas d'inconfort. Encombrement visuel important.
2. Les brasseurs à gaines (carrossés)
Ventilateurs carrossés avec ailettes orientables. Plus chers que les HVLS, mais avec un flux d'air directionnel et un débit supérieur. Suspendus par câbles aux deux tiers de la hauteur du local.
Idéal pour : ateliers techniques avec ponts roulants, bâtiments à charpente complexe, locaux où on doit cibler précisément les zones de travail.
Forces : flux d'air orientable précisément, performance constante quelle que soit la hauteur, encombrement plafond limité.
Limites : bruit légèrement supérieur (50-60 dB), consommation plus élevée, prix plus haut que les HVLS.
3. Les gaines textiles perforées
Système à gaines perforées qui s'adapte sur des installations existantes (aérothermes, roof-tops). Permet de destratifier l'hiver et de climatiser l'été via le même circuit.
Idéal pour : tertiaire chauffé/climatisé (supermarchés, salles de sport haut de gamme, hôtels, espaces événementiels).
Forces : double usage chauffage/climatisation, intégration discrète, distribution d'air homogène sur toute la longueur de la gaine.
Limites : les gaines textiles se dégonflent à l'arrêt du ventilateur de soufflage — incompatible avec les locaux à pont roulant ou à espace limité. Coût supérieur au m² couvert.
Le bon système pour le bon bâtiment
Les paramètres techniques qui comptent
Le débit d'air (m³/h) — Volume brassé par unité de temps. Pour un appareil destiné à un bâtiment industriel, on travaille typiquement entre 3 600 m³/h (petits volumes) et 14 000 m³/h (très grands volumes).
Le taux de brassage — Calculé en divisant le débit total par le volume du local. Visez environ 3 : c'est l'équilibre entre efficacité de mélange et consommation électrique.
Le thermostat & régulateur de vitesse — Indispensable. Sans cet asservissement, l'appareil tourne en permanence et gaspille l'électricité économisée sur le chauffage.
Le bruit — Entre 45 et 60 dB selon les systèmes. À comparer avec votre ambiance acoustique de référence (un atelier industriel tolère 60 dB, un gymnase scolaire pas).
À retenir : les chiffres officiels
Notre approche chez LADI
Nous ne sommes pas inféodés à une seule marque. Selon votre bâtiment, nous installons le système le plus adapté parmi les références reconnues du marché — destratificateurs HVLS, brasseurs carrossés ou solutions à gaines textiles, en partenariat technique avec Generfeu (notre fournisseur de matériel et partenaire maintenance).
L'étude technique est gratuite : nous venons sur site, mesurons les hauteurs, identifions les contraintes de charpente et de réseau électrique, et proposons un dimensionnement optimisé avec calcul de la prime CEE intégrée.
Source : EDF Entreprises — « Pourquoi s'équiper d'un destratificateur d'air ? »
